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24.04.2006
PSG: Pauleta très sollicité
Pauleta devrait reprendre avec le PSG après la Coupe du monde. Mais un léger doute subsiste encore, parce que le meilleur buteur de la L 1 (20 buts) n’a plus que un an de contrat et qu’il est essentiel, à ses yeux, d’en avoir au moins deux devant lui.
La saison dernière, Pauleta s’était interrogé sur sa situation, au bout d’une saison avec le PSG qu’il avait qualifiée de « plus mauvaise » depuis son arrivée en France en 2000. En mai, des discussions avec Pierre Blayau, alors fraîchement nommé à la présidence, et avec son bras droit Jean-Michel Moutier avaient rassuré le Portugais sur les ambitions du club. Il avait alors prolongé son contrat d’une saison, jusqu’au 30 juin 2007.
Un an plus tard, le PSG et son capitaine vont mieux. Pour Pauleta, sensible à la stabilité, et qui possède à Paris un statut qu’il pourrait ne pas retrouver ailleurs, la priorité est de rester dans la capitale. Et d’y prolonger à nouveau son contrat de un an. Depuis quelques semaines, des discussions ont débuté en ce sens. Mais la vente du club par Canal + et le changement d’organigramme qu’elle va entraîner ont mis ces négociations entre parenthèses, selon des sources internes.
Récemment, des clubs espagnols seraient venus prendre la température auprès du PSG. Des clubs français, aussi, dont Saint-Étienne, qui avait déjà approché Pauleta l’an passé et qui rêve de faire un gros coup cet été. Mais il y a peu de chances que l’ASSE peuple les rêves du joueur, surtout si Élie Baup, son ancien entraîneur à Bordeaux, devait quitter le poste d’entraîneur. Peu de chances, également, que les Verts aient les moyens de s’offrir le buteur parisien.
Une autre piste française est plus à prendre en considération. Il s’agit de Monaco, où le salaire de Pauleta, en sa qualité de joueur étranger, ne poserait pas de problème. Monaco, où Di Vaio devrait rester, mais où il est loin d’être acquis que Vieri en fasse autant. Monaco, où Pauleta – dont les choix sont largement guidés par le bien-être de sa famille – passe parfois ses vacances avec les siens.
Pour Alain Cayzac, qui succédera officiellement à Pierre Blayau le 30 juin, il serait hors de question de ne pas conserver Pauleta, transféré de Bordeaux au PSG pour 9,5 millions d’euros en juillet 2003, au début de la présidence de Francis Graille. Laisser partir Pauleta obligerait à trouver un buteur aussi compétitif, dont le coût serait colossal.Le cas du Portugais, d’ailleurs, sera assez révélateur de la stratégie des nouveaux actionnaires : vendre la star du club tant qu’elle a encore une certaine valeur marchande – autour de 5 millions d’euros ? – ou perdre le fruit d’un éventuel transfert et prolonger le contrat d’un buteur au savoir-faire éprouvé.
Garder Pauleta signifierait garder son salaire, soit près de 150 000 euros net par mois. Les fonds d’investissement américains, qui ont racheté le PSG en confiant à Alain Cayzac le soin d’en élaborer la politique sportive, souhaitent-ils poursuivre une telle politique salariale ? Au sein même du club, un certain scepticisme se fait jour à deux niveaux. 1. Sur l’étendue des moyens alloués, cet été, à la politique des transferts. 2. Sur les hommes chargés de la conduire.
Alain Cayzac a annoncé sa volonté de s’entourer d’un conseiller sur les questions sportives, en assurant simplement qu’il ne s’agirait ni de Gérard Houllier, son ami intime, ni de Luis Fernandez. Le sort de Jean-Michel Moutier, le directeur sportif, devrait être tranché rapidement : Cayzac aurait prévu de le rencontrer en ce début de semaine.
Des choix de Cayzac pour l’organisation du recrutement pourrait dépendre la finalisation de quelques dossiers très avancés. Ceux des joueurs très proches du PSG : Mickaël Landreau et Hatem Trabelsi, le défenseur de l’Ajax Amsterdam – deux joueurs libres – mais aussi Romeo Castelen, le milieu offensif du Feyenoord Rotterdam, qui a manifesté une envie très claire de venir à Paris.
Parmi les autres projets initiés figure aussi la recherche d’un, voire deux attaquants. Pour réduire la « Pauleta-dépendance » du PSG. Et pour préparer l’après-Pauleta, qui aura trente-trois ans vendredi, la veille de la finale contre l’OM. Un club qui voulait le recruter en 2003, mais où, il l’a dit un jour, il n’ira jamais. Pour ne pas trahir l’image royale qu’il est en voie de laisser à Paris. Surtout s’il y restait encore un peu.
12:12 Publié dans Transferts France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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